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Rock Music Blog

samedi 15 juin 2019

🎸 Duane Allman & Eric Clapton - Studio Jams (1970)



Tom Dowd is responsible for introducing Duane Allman and Eric Clapton. In 1970, Dowd was in the middle of recording the Allman Brother’s second album, Idlewild South , when Eric’s manager (Robert Stigwood) called to tell Tom that Eric would like to bring his new band, Derek and the Dominos, to Criteria Studios in Miami, Florida to record with him.
Eric and the rest of the Dominos Allman & Eric Clapton arrived at Criteria Studios in late August. During the first week, most of the studio time was spent jamming and piecing together new songs.
Southern Rock meets English Blues...

Tom Dowd, l'architecte invisible de tant de classiques rock, est la clé derrière l'une des rencontres les plus électrisantes de l'histoire de la musique : Duane Allman et Eric Clapton. Imaginez 1970, une époque où la créativité musicale atteint des sommets vertigineux, et Dowd est en plein milieu de l'enregistrement du deuxième album des Allman Brothers, Idlewild South. Soudain, un appel change la donne. Robert Stigwood, le magnat impérieux du management d'Eric Clapton, annonce que Clapton veut amener son tout nouveau groupe, Derek and the Dominos, aux légendaires studios Criteria de Miami, en Floride, pour enregistrer sous la houlette de Dowd.

C'est à la fin d'août que Clapton et sa bande débarquent à Miami, leurs guitares encore fumantes des sessions de jam et de l'énergie brute qu'ils transportent avec eux. Durant cette première semaine, les murs de Criteria résonnent des échos de créativité brute, alors que les Dominos passent des heures à peaufiner et à composer de nouvelles chansons, cherchant ce mélange parfait de rock sudiste et de blues anglais.

La magie opère lorsque Clapton et Duane Allman se rencontrent. C'est comme si les étoiles s'étaient alignées. Dowd, en magicien du son, savait qu'il avait sous la main quelque chose d'exceptionnel. L'alchimie entre Clapton et Allman est instantanée, une collision cosmique de deux mondes musicaux. Allman, avec son slide guitar légendaire, apporte une touche viscérale et une profondeur émotionnelle qui s'entrelacent avec les licks bluesy et les solos de Clapton.

Pendant ces sessions, quelque chose d'inattendu se produit. Ce n'est pas juste la création de musique; c'est une fusion de styles, une conversation entre deux âmes par le biais de leurs instruments. Les riffs et les solos de Duane Allman sur des morceaux comme "Layla" deviennent légendaires, enflammant chaque note avec une passion brute et une intensité déchirante.

Clapton et Allman s'inspirent mutuellement, chaque note jouée poussant l'autre à atteindre de nouveaux sommets. Les autres membres des Dominos - Bobby Whitlock, Carl Radle, et Jim Gordon - se nourrissent de cette énergie, transformant les sessions en une sorte de bacchanale musicale. Les jams s'étendent tard dans la nuit, chaque session ressemblant davantage à une cérémonie sacrée qu'à un simple enregistrement.

En dehors des studios, les interactions entre ces géants de la musique sont tout aussi fascinantes. Les discussions, les blagues, les inspirations échangées – tout cela nourrit la musique qui prend forme dans les studios de Criteria. C'est une période de camaraderie, de découverte mutuelle et de respect profond pour le talent de l'autre.

Le produit final, Layla and Other Assorted Love Songs, devient un jalon du rock, un témoignage vivant de ce qui peut arriver lorsque des musiciens de génie se rencontrent et se défient mutuellement. La contribution de Duane Allman à cet album est inestimable, ajoutant une texture et une profondeur qui le distinguent de tout ce que Clapton avait fait auparavant.

Tom Dowd, toujours le chef d'orchestre discret mais essentiel, observe avec satisfaction la naissance de quelque chose de grandiose. Il a su, par son intuition et son expérience, créer l'environnement parfait pour que cette magie opère.

Ainsi, ce qui commence comme une simple proposition d'enregistrement se transforme en une légende vivante du rock, un moment figé dans le temps où le rock sudiste rencontre le blues anglais, et où la musique transcende ses propres frontières pour devenir quelque chose de véritablement immortel.


Track List :

Disc 1 
01. Jam 1
02. Jam 2
03. Jam 3
04. Jam 4
05. Jam 5
06. Jam 6

Disc 2 
01. Tell Me the Truth
02. Mean Old World
03. Mean Old World (Duet)
04. It's Too Late
05. Jam 7

Line-Up :

The Jams include some members of the Allman Brothers Band on tracks 4 and 5, 
Dickey Betts, Gregg Allman, and Berry Oakley 
Alternative Masters, Jams, Outtakes 
Duane Allman performs on tracks 5, 6, 7, 8, and 10 

Enjoy Music :

🎧 Écoute en ligne

Écoutez l'album complet ici :
👉 Duane Allman & Eric Clapton – Studio Jams (1970)

 1

mercredi 12 juin 2019

🎸 David Crosby - Sky Trails (2017)



🇺🇸 Biography (English)

The proposed music is quite disconcerting for who remembers Crosby with his acoustic guitar and harmonies. Our man who has always loved jazz, from Dave Brubeck to John Coltrane through Chet Baker, Gerry Mulligan or Miles Davis, and gets loose on this album with complex arrangements and melodies. A blind listening to "She's Got To Be Somewhere" for example reminds of Steely Dan. So we can compare this album to those of Joni Mitchell when in the seventies she played on his album Hejira with Jaco Pastorius, Wayne Shooter and Larry Carlton. The reference to Joni is not anodyne, because Crosby takes "Amelia" from the aforementioned album. Also the arrangements of "Before Tomorrow Falls on Love" and "Here It's Almost Sunset" with a breathtaking work by the Estonian bassist Mai Agan are in the same vein. Crosby remains obsessed with Joni Mitchell since he produced his first album Song to a Seagull in 1967!


🎶 Biographie (Français)

La musique proposée est assez déconcertante pour qui se souvient de David Crosby avec sa guitare acoustique et ses harmonies douces, mais cela ne devrait pas surprendre ceux qui connaissent son amour de longue date pour le jazz. De Dave Brubeck à John Coltrane, en passant par Chet Baker, Gerry Mulligan, et Miles Davis, Crosby a toujours eu une oreille attentive pour les arrangements et les mélodies complexes. Sur cet album, il se libère de toutes contraintes stylistiques pour offrir quelque chose de profondément enrichissant et sophistiqué.

Prenez « She's Got To Be Somewhere » par exemple. Une écoute en aveugle pourrait vous faire penser à Steely Dan, avec ses arrangements jazzy et ses mélodies sinueuses. Cette comparaison n'est pas exagérée. Le morceau se déploie avec une élégance et une précision qui rappellent le travail de Donald Fagen et Walter Becker. L'album dans son ensemble peut également être rapproché des œuvres de Joni Mitchell, en particulier lorsqu'elle a collaboré avec des musiciens de jazz comme Jaco Pastorius, Wayne Shorter et Larry Carlton sur des albums tels que Hejira.

Et il y a une bonne raison à cette comparaison avec Joni Mitchell. Crosby reprend "Amelia" de l'album précité Hejira, rendant ainsi hommage à l'une de ses plus grandes influences et anciennes compagnes. C'est une connexion qui va au-delà de la simple admiration musicale ; c'est un témoignage de la longue et complexe relation entre les deux artistes, une relation qui a commencé lorsque Crosby a produit le premier album de Joni, Song to a Seagull, en 1967.

Les arrangements de "Before Tomorrow Falls on Love" et "Here It's Almost Sunset" continuent dans cette veine jazz sophistiquée. Ces morceaux présentent un travail de basse époustouflant de la part de Mai Agan, un bassiste estonien dont les lignes mélodiques ajoutent une profondeur et une richesse à la musique de Crosby. On sent que chaque note, chaque accord, est soigneusement placé, créant une tapisserie sonore complexe et envoûtante.

Crosby reste manifestement obsédé par Joni Mitchell, une obsession qui transparaît dans chaque note et chaque arrangement de cet album. Il ne s'agit pas seulement d'une influence musicale, mais d'une muse éternelle qui continue d'inspirer son travail. Le fait qu'il ait produit Song to a Seagull est une anecdote bien connue, mais l'impact de cette collaboration initiale se fait encore sentir, des décennies plus tard, dans sa musique.

Cet album n'est pas simplement un retour pour Crosby ; c'est une réinvention, une affirmation de son amour pour le jazz et pour les complexités de la musique qui vont au-delà des simples harmonies et mélodies. C'est une déclaration d'un artiste qui, malgré les décennies passées, continue de repousser les frontières et de chercher de nouvelles façons d'exprimer son art. Pour ceux qui connaissent et aiment la carrière de Crosby, c'est une nouvelle étape fascinante dans un voyage musical déjà légendaire. Pour ceux qui le découvrent, c'est une porte ouverte sur un monde de possibilités musicales infinies.


Track list :

7. Amelia

Line-Up :

David Crosby (guitare, chant)
Steve Tavaglione (saxophone)
Mai Agan (basse)
Steve Distanislao (batterie)
James Raymond (guitare)

🎧 Écoute en ligne

Écoutez l'album complet ici :
👉 David Crosby – Sky Trails (2017)

dimanche 9 juin 2019

🎸 Sweet Pete & The Land Band - Land (2019)



Located in a multiverse halfway between Townes van Zandt and Neil Young, the debut album by Danish country rock act Sweet Pete & The Land Band takes the genre into a highly atmospheric territory populated by mythic tales of lost love and broken destinies. It is all about spirituality and redemption as The Land Band takes the listener on a musical journey through deserts and plains - all familiar places in western folklore, but here freely interpreted as an alternative version of America by a bunch of dreamy Scandinavians. Sweet Pete & The Land Band are not afraid to act as tourists in mythology and tap into the overwhelming timeless experience that is the western landscape. Based on extensive travelling through remote areas of Texas and New Mexico, this is an album that conjures up both the loneliness and overwhelming beauty unique to these parts of the land. 'Land' is music in wide screen, country-infused folk rock that embraces the epic and soulful qualities of Americana. Welcome to our land!

Situé dans un univers sonore à mi-chemin entre les ballades mélancoliques de Townes Van Zandt et les riffs rugueux de Neil Young, le premier album du groupe de rock danois Sweet Pete & The Land Band redéfinit les contours de l'Americana avec une touche unique. Ici, on parle d'un territoire hautement atmosphérique, où les récits mythiques d'amour perdu et de destins brisés se mêlent à des paysages sonores aussi vastes que les déserts et les plaines qu'ils évoquent. Mais ce n'est pas une simple copie de l'Ouest américain ; c'est une réinterprétation scandinave, une vision alternative d'une Amérique rêvée.

L'album plonge l'auditeur dans un voyage musical empreint de spiritualité et de quête de rédemption, transportant les esprits à travers des paysages familiers du folklore occidental, mais ici magnifiés par l'imagination fertile d'un groupe de Danois rêveurs. Sweet Pete & The Land Band n'ont pas peur de jouer les touristes dans cette mythologie américaine, savourant chaque instant d'une expérience immersive et intemporelle.

Basé sur de nombreux voyages à travers les régions reculées du Texas et du Nouveau-Mexique, cet album évoque à la fois la solitude poignante et la beauté écrasante de ces terres. Chaque note, chaque accord, semble respirer l'essence même de ces vastes étendues, capturant l'isolement et la majesté de ces paysages. Le morceau d'ouverture, "Desert Whisper", est une lente montée en puissance qui juxtapose des guitares aériennes à des percussions discrètes, évoquant les étendues sans fin du désert.

Les chansons de "Land" sont comme des films projetés sur un grand écran, où chaque titre est une scène détaillée d'une épopée grandiose. "Broken Trails" vous plonge dans l'infinité des routes abandonnées, tandis que "Ghost Town Serenade" vous transporte dans une ville déserte, hantée par les échos du passé. Le chanteur Pete Andersen, avec sa voix rauque et poignante, incarne parfaitement l'esprit du voyageur solitaire, un croisé moderne errant à la recherche d'une rédemption insaisissable.

Le groupe ne se contente pas de puiser dans les sonorités classiques de l'Americana ; ils les infusent de touches de folk rock, de blues et de country, créant une mosaïque sonore riche et complexe. Les morceaux tels que "Silver Moon" et "Eternal Plains" démontrent une maîtrise impressionnante des dynamiques, alternant entre moments de calme introspectif et explosions cathartiques de son.

En fin de compte, "Land" est bien plus qu'un simple album ; c'est une odyssée musicale, une immersion totale dans un univers où la frontière entre la réalité et le mythe s'estompe. Chaque écoute révèle de nouvelles couches, de nouvelles histoires cachées dans les recoins des mélodies. Sweet Pete & The Land Band ont réussi à capturer l'essence de l'Amérique profonde tout en y ajoutant leur propre empreinte scandinave, créant une œuvre à la fois familière et étrangement nouvelle. Bienvenue dans leur monde, un lieu où les rêves et la réalité se rencontrent, où chaque note est une invitation à explorer l'inconnu.


Tracklist :

1. Our Land   04:12
2. A Perfect Place   04:05
3. Big Sombrero   06:45
4. Marfa Lights   04:21
5. Cadillac Ranch   03:48
6. The Desert Song   05:15
7. All Time Green   03:31
8. Country Underground   05:26

Line-Up :

Klaus Møller: Guitars, banjo and backing vocals 
Palle Hjorth: Piano, organ, Wurlitzer and mellotron 
Rasmus Skov: Pedal steel guitar 
Tobias Lange: Drums 
Henrik Poulsen: Bass 
Christen Brunsgård: Vocals and guitars 








vendredi 14 décembre 2018

🎸 Clover - Clover (1970)



Pochette de l'album


🇫🇷 Biographie (Français)


Originaire de San Francisco, le groupe Clover débute avec cet album éponyme en 1970, bien avant de devenir la formation qui accompagnera Elvis Costello sur My Aim Is True. Ce premier opus dévoile une fusion de country rock, de blues et de folk californien, teintée d’une fraîcheur roots typique de la scène West Coast. Porté par des musiciens talentueux comme Huey Lewis (sous son vrai nom, Huey Louis), Clover propose un son chaleureux et authentique, parfois proche de Little Feat ou The Band.


🇬🇧 Biography (English)


Before becoming known for backing Elvis Costello on My Aim Is True, San Francisco-based Clover released this self-titled debut in 1970. The album blends country rock, folk, and blues with a West Coast feel, offering laid-back grooves and soulful melodies. With members like Huey Lewis (credited as Huey Louis), this early work stands as a hidden gem of American roots rock, echoing The Band, Little Feat, and early Eagles.


💿 Trackliste

  1. Shotgun

  2. Southbound Train

  3. Go Tell The People

  4. Harvest

  5. Keep On Tryin’

  6. Old Man Blues

  7. Remember The Good Times

  8. Come

  9. No Vacancy

  10. Lizard Rock 'n' Roll Band


🎸 Musiciens

  • Alex Call – Chant, guitare rythmique

  • John McFee – Guitare, pedal steel, violon

  • John Ciambotti – Basse

  • Mitch Howie – Batterie

  • Huey Louis (Huey Lewis) – Harmonica


🎧 Écoute en ligne

Vous pouvez écouter l’album complet ici :

🔑 Mots-clés SEO : Clover, 1970, country rock, rock psychédélique, Bay Area, roots rock, Huey Lewis, rock californien







jeudi 27 septembre 2018

🎸 Black Country Communion - BCCIV (2017)



Pochette de l'album
 
🇬🇧 Biography

Black Country Communion is like the meeting of fire and water, like the overheated metal that one knocks before plunging it into the cold liquid. Remember, Black Country Communion, it's still, always and always from the beginning: Glenn Hughes (bassist and singer who played with what the rock planet is most estimable, Trapeze, Black Sabbath through Deep Purple); Joe Bonamassa, the white idol of the blues; Jason Bonham (son of his father who replaced him in the ephemeral reformations of Led Zeppelin); and finally Derek Sherinian, excellent keyboardist who was first discovered at Dream Theater (then Planet X, among others).


🎶 Biographie

Black Country Communion, c’est comme la collision brute et sauvage entre le feu et la glace, une fusion de forces primordiales qui forge un métal incandescent avant de le plonger dans les abîmes glacés. Souvenez-vous, Black Country Communion, c’est un groupe qui incarne l'essence même du rock puissant et intemporel, une alchimie rare et précieuse. Et cette alchimie est encore plus impressionnante quand on considère ses membres, chacun une légende à part entière.

Glenn Hughes, le bassiste et chanteur à la voix d'or, a traversé les âges du rock avec une grâce féroce. Hughes, c'est ce type qui a joué avec les géants du rock, de Trapeze à Black Sabbath, en passant par Deep Purple. Sa voix est un cri primal, une incantation qui réveille les vieux dieux du rock'n'roll à chaque note. Glenn Hughes, c’est une âme immortelle du rock, infusant chaque ligne de basse d’une puissance viscérale et d’une passion brute.

À ses côtés, Joe Bonamassa, ce virtuose de la guitare qui fait pleurer les cordes avec une précision quasi divine. Bonamassa, c’est l’idole blanche du blues, un prodige dont les solos peuvent faire fondre le cœur le plus endurci. Il a une maîtrise telle que chaque riff devient une prière au dieu du blues, chaque note une confession sincère. Bonamassa apporte à Black Country Communion une profondeur émotionnelle et une intensité qui sont rien moins qu'enivrantes.

Et puis, il y a Jason Bonham, héritier du trône de Led Zeppelin. Fils du légendaire John Bonham, Jason ne se contente pas de marcher dans les pas de son père ; il les redéfinit. Avec une frappe qui évoque des tonnerres anciens et des tempêtes d'antan, Bonham est le cœur battant de Black Country Communion, son rythme primal et inébranlable. C’est ce battement de cœur qui propulse le groupe, un écho des âges d'or du rock.

Enfin, Derek Sherinian, le claviériste extraordinaire, apporte une dimension supplémentaire à cette formation déjà légendaire. Découvert chez Dream Theater, et poursuivant son périple musical avec Planet X et au-delà, Sherinian est un maître de son art. Ses claviers ne sont pas de simples accompagnements ; ils sont des paysages sonores, des univers entiers où se mêlent harmonie et chaos. Sherinian peint avec des notes, créant des tableaux auditifs qui enrichissent et amplifient la musique de Black Country Communion.

Ensemble, ces quatre titans du rock créent une symphonie de puissance et de passion. Black Country Communion, c’est plus qu’un groupe, c’est une force de la nature, une tempête sonore qui balaie tout sur son passage. Leur musique est un rappel brutal et magnifique de ce que le rock peut être à son apogée : viscéral, poignant, et indéniablement sublime. C'est un hommage aux racines du rock tout en forgeant de nouvelles légendes, une communion véritablement noire et céleste qui continue de résonner à travers les âges.


Tracklist :

01.   Collide 4:05
02.   Over My Head 4:06
03.   The Last Song For My Resting Place 7:58
04.   Sway 5:24
05.   The Cove 7:11
06.   The Crow 6:00
07.   Wanderlust 8:16
08.   Love Remains 4:53
09.   Awake 4:40
10.   When The Morning Comes 7:56
11.   With You I Go   5:03

Line-Up :

Glenn Hughes (Vocals & Bass) 
Jason Bonham (Drums & Percussion) 
Derek Sherinian (Keyboards) 
Joe Bonamassa (Guitars)

Enjoy music :

🎧 Écoute recommandée

Pour découvrir l'énergie brute de Black Country Communion :

2017


mardi 25 septembre 2018

🎸 The Magpie Salute - High Water I (2018)



Pochette de l'album


🇫🇷 Biographie (Français)

The Magpie Salute, un phénix renaissant des cendres des Black Crowes, offre une palette riche de sons et d'émotions dans leur nouvel album. La majorité des 12 titres sont nés de la collaboration entre Rich Robinson et John Hogg, avec quelques contributions notables de Marc Ford sur "Sister Moon", "Take it All" et "Walk on Water". Cet album n'est pas simplement une collection de chansons, mais une exploration des influences musicales et des dynamiques interpersonnelles qui animent le groupe.

Le morceau titre évoque subtilement l'influence éthérée de Nick Drake, un des héros musicaux de Robinson. Cette référence à Drake n'est pas fortuite; elle illustre le côté introspectif et poétique de Robinson, qui a toujours su marier douceur et intensité. À l'inverse, des morceaux comme «Mary the Gypsy», «Color Blind» et «Open Up» rappellent la puissance brute et le resserrement rythmique qui ont caractérisé les meilleures œuvres des Black Crowes. Ces morceaux frappent avec une force certaine, chaque riff de guitare et chaque ligne de basse résonnant avec une énergie indéniable.

John Hogg, avec sa voix magnifiquement rauque et émotive, apporte une dimension supplémentaire aux compositions. Ses performances sur les morceaux plus calmes tels que "You Found Me" et le soul-blues "Hand in Hand" sont particulièrement remarquables. Sa tonalité sincère et honnête touche droit au cœur, ajoutant une profondeur et une authenticité qui renforcent l'impact émotionnel de l'album.

En somme, cet album de The Magpie Salute est une ode à la fois aux racines profondes du rock américain et à l'évolution personnelle de ses membres. Les compositions de Robinson et Hogg, enrichies par les touches de Ford, offrent une expérience musicale qui est à la fois un hommage aux classiques et une déclaration audacieuse de leur propre voie. C'est un album qui mérite d'être écouté attentivement, chaque piste révélant de nouvelles nuances et des couches de signification à chaque écoute.

🇺🇸 Biography (English)

The majority of the 12 tracks featured are composed by Rich Robinson and John Hogg with a few collaborations from Marc Ford in the songs "Sister Moon", "Take it All" and "Walk on Water". The title cut has a bit of an homage to one of Rich's influences, singer-songwriter Nick Drake in its ethereal-like musical quality while other numbers such as opener, "Mary the Gypsy", "Color Blind" and album closer, "Open Up" recall the crunch and power of Robinson's days in the Black Crowes with a definitive strength and rock solid impression. Hogg's vocals compliment the numbers offered here perfectly and even in the quieter moments on numbers like "You Found Me" and the soul-blues of "Hand in Hand", his tonality comes across as sincere, honest and heartfelt.




💿 Trackliste

01.  Mary The Gypsy 3:07
02.  High Water 5:45
03.   Send Me An Omen 3:58
04.   For The Wind 5:05
05.   Sister Moon 3:48
06.   Color Blind 3:44
07.   Take It All 3:27
08.   Walk On Water 4:07
09.   Hand In Hand 3:25
10.   You Found Me 4:53
11.   Can You See 3:10
12.   Open Up 3:49

🎸 Musiciens

Bass Guitar, Vocals – Sven Pipien
Double Bass – Byron House
Drums, Percussion – Joe Magistro
Guitar, Vocals – Marc Ford
Guitar, Vocals – Rich Robinson
Keyboards – Matt Slocum
Pedal Steel Guitar – Dan Wistrom
Vocals – John Hogg

Enjoy Music :

🎧 Écoute en ligne
Vous pouvez écouter l’album complet ici :
2018






Greta Van Fleet - From The Fires (2017)



Greta Van Fleet is a new band from Michigan who releases his first album and consists of three brothers Kiszka (Josh, Sam and Jake) and Danny Wagner on drums. The resemblance to Led Zeppelin is flagrant. One can only be dazzled by the musical level of the band, the guitars roar, the rhythm is intractable and the voice of Josh is powerful and pays tribute to an old lion. The height of their impertinence, they even allow Sam Cooke's "A Change Is Gonna Come" in a sober and impeccable way, on which Josh shows an unsuspected gospel side.

Greta Van Fleet, cette bande de jeunes loups du Michigan, déboule sur la scène avec une audace déconcertante. Leur premier album, une véritable décharge de rock'n'roll pur et dur, nous propulse directement dans l'âge d'or des années 70. Composé des trois frères Kiszka – Josh à la voix, Jake à la guitare et Sam à la basse – et de Danny Wagner à la batterie, le groupe ne fait pas dans la dentelle. Dès les premières notes, la ressemblance avec Led Zeppelin est flagrante, presque insolente. On pourrait croire à une réincarnation, un hommage vibratoire qui résonne comme un écho du passé.

Les guitares de Jake rugissent avec une ferveur presque animale, hurlant à la lune comme un loup enragé. La rythmique, pilotée par Sam et Danny, est une machine implacable, une locomotive lancée à toute allure sur des rails d'acier. Et puis il y a la voix de Josh – ah, cette voix ! Puissante, crue, elle ne se contente pas de rendre hommage à Robert Plant ; elle se l'approprie, la réinvente. C’est le rugissement d’un vieux lion qui refuse de mourir, qui combat encore et encore, chaque rugissement une affirmation de vie.

Mais Greta Van Fleet ne se contente pas de simples reprises ou de clins d'œil appuyés à leurs aînés. Non, ils osent, ils s'approprient, ils transforment. Le point culminant de leur audace ? Une reprise sobre et impeccable de "A Change Is Gonna Come" de Sam Cooke. Et là, Josh dévoile une facette insoupçonnée de son talent, une profondeur gospel qui résonne avec une sincérité désarmante. Ce n'est pas juste une reprise ; c'est une réinterprétation qui vous prend aux tripes, qui vous rappelle que le changement, la révolte, le rock'n'roll, tout cela est profondément enraciné dans une quête de vérité et d'authenticité.

Greta Van Fleet, avec ce premier album, nous livre plus qu'un simple hommage aux géants du passé. Ils se dressent comme les héritiers d'une époque révolue, prêts à en écrire une nouvelle page. Ils incarnent ce que le rock a toujours été à son meilleur : audacieux, implacable, et absolument inoubliable.

Tracklist :

01   Safari Song
02   Edge Of Darkness
03   Flower Power
04   A Change Is Gonna Come
05   Highway Tune
06   Meet On The Ledge
07   Talk On The Street
08   Black Smoke Rising

Line-Up :

Joshua Michael Kiszka : Lead Singer
Jacob Thomas Kiszka : Mandolin, Guitar, Background Vocals
Samuel Francis Kiszka : Bass, Organ, Background  Vocals
Daniel Robert Wagner : Drums, Guitar, Background Vocals

Enjoy Music :

Greta Van Fleet - From The Fires
2017



🎸 Wilson McKinley - Spirit Of Elija (1971)




Pochette de l'album

🇫🇷 Biographie (Français)


Groupe pionnier du Jesus Rock américain, Wilson McKinley sort en 1971 Spirit Of Elijah, troisième album du groupe originaire de Spokane (Washington). Mélange de rock psychédélique, de blues et de folk aux accents spirituels affirmés, l’album s’appuie sur des guitares très présentes, des harmonies vocales travaillées et une ferveur propre à cette scène émergente du début des années 70. Loin des productions commerciales, cet album est aujourd'hui considéré comme une rareté recherchée des collectionneurs de rock chrétien psychédélique.

Les pionniers du rock de Jésus, The Wilson McKinley, sont une note de bas de page fascinante dans les annales du rock psychédélique - des légendes mineures dans leur Pacifique Nord-Ouest natal, certes, mais des figures emblématiques pour ceux qui savent où chercher les véritables gemmes cachées du genre. Formé à Spokane, dans l'État de Washington, en 1968, ce groupe comprenait à l'origine le chanteur et guitariste Mike Messer, le chanteur et bassiste Don Larson, le guitariste Randy Wilcox et le batteur Tom Slipp. À leurs débuts, The Wilson McKinley ont embrassé le psychédélisme séculier avec une ferveur qui reflétait l'esprit tumultueux de leur époque.

Imaginez une scène : c’est la fin des années 60, l’air est saturé de promesses et d’acide, les harmonies sont superposées comme des nappes de brouillard sonore qui enrobent l’auditeur, les arrangements sont inspirés de cette mouvance folk-pop qui se propage comme une traînée de poudre à travers le pays. The Wilson McKinley, à ce stade, sont déjà en train de se tailler une réputation régionale, se produisant dans des clubs enfumés, captivant un public avide de ces nouvelles vibrations.

Mais ce qui rend vraiment ce groupe digne d’un coup de projecteur dans notre grand livre de l’histoire du rock, c’est leur transition vers le rock de Jésus. Une fois cette conversion mystique opérée, leur musique prend une dimension quasi céleste. Les chansons ne sont plus simplement des voyages sonores, elles deviennent des quêtes spirituelles, des psalmodies modernes. Et là où beaucoup auraient pu échouer en sombrant dans la moraline, The Wilson McKinley ont su infuser leurs compositions de cette sincérité brute, ce feu sacré qui électrise les âmes en quête de salut.

Les albums de The Wilson McKinley ne sont pas juste des disques, ce sont des artefacts. Des témoignages d’une époque où le sacré et le profane se sont entremêlés de manière inextricable, où les guitares fuzz côtoient des paroles mystiques sans que jamais l’un ne trahisse l’autre. Leurs harmonies superposées et leurs arrangements, autrefois simplement psychédéliques, deviennent alors des hymnes, des appels à la transcendance.

Alors, la prochaine fois que vous parcourez les bacs de vinyles à la recherche de quelque trésor oublié, gardez l’œil ouvert pour The Wilson McKinley. Ces pionniers du rock de Jésus vous rappelleront qu’au milieu de l’effervescence psychédélique, il y avait une lumière qui brillait un peu plus fort, un peu plus vrai. Ils sont peut-être une note de bas de page, mais quelle note de bas de page ! Une ligne qui pourrait bien changer votre vision de ce que le rock peut être, quand il est touché par la grâce.

🇺🇸 Biography (English)


Wilson McKinley, pioneers of American Jesus Rock, released Spirit Of Elijah in 1971, their third album. Blending psychedelic rock, blues, and folk with strong spiritual themes, the record features prominent guitars, layered harmonies, and a distinct fervor characteristic of the early 70s Christian rock scene. Originally a private pressing, this album has become a sought-after gem among collectors of psychedelic Christian rock.

💿 Trackliste

  1. Standin' At The Crossroads

  2. I Wish I Had The Words To Tell You

  3. Heaven's Gonna Be A Blast

  4. Now I’m Home

  5. Spirit Of Elijah

  6. This Is The Day

  7. He Made Us Free

  8. I Need A Saviour

  9. Country In The Sky

🎸 Musiciens

  • Randy Wilcox – chant, guitare

  • Mike Messimer – guitare

  • Steve Watkins – basse

  • Don Larson – batterie

  • Tim Johnson – claviers

🎧 Écoute en ligne


Vous pouvez écouter l’album complet ici :

👉 Wilson McKinley – Spirit Of Elijah (1971)