Un magnifique album de prog rock suédois, aussi subtil que mélodique. D'abord, la musique, mélodique, sophistiquée et souvent épique, a une valeur narrative et évoque en filigrane celle des groupes classiques (Genesis, Gentle Giant, Camel et surtout Yes) mais sans jamais la copier : les Flower Kings ont su cultiver un style propre avec assez de caractère pour être immédiatement reconnaissable tout en restant accessible. Ensuite, les membres du groupe ont acquis une virtuosité exceptionnelle et les compositions toujours originales sont mises en valeur par de subtils arrangements et des solos appropriés. La basse charnue et volubile de Jonas Reingold enrichit les textures; coloriste hors-pair, l'allemand Felix Lehrmann est le meilleur batteur que le groupe ait jamais eu; Hasse Fröberg à la seconde guitare apporte également un soutien sans faille aux harmonies vocales; et Tomas Bodin mêle avec bonheur au piano acoustique et aux synthés des claviers vintage comme l'orgue Hammond B3, le Fender Rhodes et le Minimoog. Quant à Royne Stolt, ses solos de guitare sont précis et chantants tandis que sa voix unique fait désormais partie du patrimoine prog au même titre que celles de Peter Gabriel, David Gilmour ou Jon Anderson. Pour le reste, la musique fait naître une palette d'émotions, engendrant la mélancolie, le mystère, l'angoisse ou la révolte en fonction des épisodes d'un thème qui n'est pas loin d'être un constat sociopolitique sur l'humanité et l'état de notre planète auquel on ne peut qu'adhérer. Tout cela s'entend fort bien dans Tower One, le premier morceau du répertoire, dans lequel une créature énigmatique nichée au sommet d'une tour observe les actions dérisoires et désespérées d'une humanité en quête d'Eden tandis que la musique explose en une bande sonore majestueuse.
Vade mecum in terra incognita, audaces fortuna juvat. A musical trip through the different ways of rock music.
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lundi 29 août 2016
The Flower Kings - Desolation Rose (2013)
Un magnifique album de prog rock suédois, aussi subtil que mélodique. D'abord, la musique, mélodique, sophistiquée et souvent épique, a une valeur narrative et évoque en filigrane celle des groupes classiques (Genesis, Gentle Giant, Camel et surtout Yes) mais sans jamais la copier : les Flower Kings ont su cultiver un style propre avec assez de caractère pour être immédiatement reconnaissable tout en restant accessible. Ensuite, les membres du groupe ont acquis une virtuosité exceptionnelle et les compositions toujours originales sont mises en valeur par de subtils arrangements et des solos appropriés. La basse charnue et volubile de Jonas Reingold enrichit les textures; coloriste hors-pair, l'allemand Felix Lehrmann est le meilleur batteur que le groupe ait jamais eu; Hasse Fröberg à la seconde guitare apporte également un soutien sans faille aux harmonies vocales; et Tomas Bodin mêle avec bonheur au piano acoustique et aux synthés des claviers vintage comme l'orgue Hammond B3, le Fender Rhodes et le Minimoog. Quant à Royne Stolt, ses solos de guitare sont précis et chantants tandis que sa voix unique fait désormais partie du patrimoine prog au même titre que celles de Peter Gabriel, David Gilmour ou Jon Anderson. Pour le reste, la musique fait naître une palette d'émotions, engendrant la mélancolie, le mystère, l'angoisse ou la révolte en fonction des épisodes d'un thème qui n'est pas loin d'être un constat sociopolitique sur l'humanité et l'état de notre planète auquel on ne peut qu'adhérer. Tout cela s'entend fort bien dans Tower One, le premier morceau du répertoire, dans lequel une créature énigmatique nichée au sommet d'une tour observe les actions dérisoires et désespérées d'une humanité en quête d'Eden tandis que la musique explose en une bande sonore majestueuse.
🎸 Love – Forever Changes (1967)
🇫🇷 Biographie (Français)
Troisième album du groupe californien Love, Forever Changes est une œuvre phare de la fin des années 1960, à la fois baroque, psychédélique et intimiste. Enregistré dans un climat de tension et de désintégration interne, il reflète les angoisses de son leader Arthur Lee face à un monde en mutation. Orchestré de manière somptueuse, avec des cordes et des cuivres qui enveloppent des chansons d’une beauté mélancolique, l’album s’éloigne des conventions du rock psychédélique pour toucher à l’universel. Ce chef-d’œuvre intemporel est souvent considéré comme l’un des plus grands albums de tous les temps.
🇬🇧 Biographie (English)
Forever Changes, the third album by Los Angeles band Love, is a 1967 masterpiece that transcends the psychedelic era. Led by Arthur Lee, the album is marked by poetic lyrics, melancholic undertones, and lush orchestration. Created during a period of personal and societal turmoil, the record reflects Lee’s existential anxieties and his growing disillusionment with the 1960s dream. Its sophisticated arrangements and haunting melodies have earned it enduring critical acclaim, and it remains a landmark in the history of popular music.
💿 Trackliste
Alone Again Or – 3:16
A House Is Not a Motel – 3:31
Andmoreagain – 3:18
The Daily Planet – 3:29
Old Man – 3:02
The Red Telephone – 4:45
Maybe the People Would Be the Times or Between Clark and Hilldale – 3:34
Live and Let Live – 5:26
The Good Humor Man He Sees Everything Like This – 3:08
Bummer in the Summer – 2:24
You Set the Scene – 6:56
🎸 Musiciens
Arthur Lee : Chant, guitare rythmique
Bryan MacLean : Guitare, chant
Johnny Echols : Guitare solo
Ken Forssi : Basse
Michael Stuart : Batterie
David Angel : Arrangements orchestraux
The Wrecking Crew (musiciens additionnels non crédités sur certaines pistes)
🎧 Écoute en ligneVous pouvez écouter l’album complet ici :🔎 Mots-clés SEO
Love Forever Changes 1967, Love Arthur Lee, album culte rock psychédélique, rock californien 60s, Love groupe psyché, meilleure production Elektra Records, chef-d'œuvre années 60, album influent rock US, orchestration psychédélique, folk rock baroque, arrangements cuivres cordes rock, Love Forever Changes critique, top albums Rolling Stone, musique psychédélique américaine
samedi 27 août 2016
🎸 The Allman Brothers Band – Hittin’ the Note (2003)
🇫🇷 Biographie (Français)
Hittin’ the Note est le douzième et dernier album studio légitime des Allman Brothers, sorti le 18 mars 2003 via Sanctuary/Peach Records. Il marque un tournant majeur avec l’introduction de Derek Trucks (slide guitar) et Oteil Burbridge (basse), ainsi que le retour à plein temps de Warren Haynes, après le départ de Dickey Betts. L’album, produit par Michael Barbiero et Haynes, est salué comme leur meilleur en studio depuis Eat a Peach, notamment grâce à la virtuosité de Trucks et à l’interaction rythmique des percus.
🇺🇸 Biography (English)
Hittin’ the Note, released on March 18, 2003, is the Allman Brothers Band’s twelfth and final true studio album, through Sanctuary/Peach Records . It notably features slide virtuoso Derek Trucks and bassist Oteil Burbridge, alongside Warren Haynes returning full-time after Dickey Betts’s exit. Produced by Michael Barbiero and Haynes, it is acclaimed as their strongest studio effort since Eat a Peach, driven by Trucks's playing and the band's tight rhythmic interplay.
💿 Trackliste
Firing Line – 5:18
High Cost of Low Living – 7:52
Desdemona – 9:21
Woman Across the River – 5:52
Old Before My Time – 5:24
Who to Believe – 5:39
Maydell – 4:35
Rockin’ Horse – 7:24
Heart of Stone (Jagger/Richards) – 5:07
Instrumental Illness – 12:17
Old Friend – 6:13
🎸 Musiciens
Gregg Allman – chant, orgue Hammond B-3, piano, clavinet
Warren Haynes – guitare lead, slide, acoustique, chant, chœur
Derek Trucks – guitare lead, slide, acoustique (droite)
Oteil Burbridge – basse
Butch Trucks – batterie, percussions
Jaimoe – batterie, percussions
Marc Quinones – congas, percussions
🎧 Écoute en ligneVous pouvez écouter l’album complet ici :
Kenny Loggins & Jim Messina - Mother Lode (1974)
Kenny Loggins et Jim Messina forme un brillant couple de musiciens dans la lignée des Simon & Garfunkel et Seals & Crofts. Leur album Mother Lode propose une sorte de soft-rock-pop-country teinté de couleur jazzy et parfois de sonorités orientales, doté d'une instrumentation riche en mandoline, violon, flûte, sax, cor... Même si c'est parfois complexe, cela reste savoureux, sobre, raffiné, précis et plein de fantaisie. Chaque chanson a sa particularité, sa propre finesse, toujours avec élégance. Le groupe est très complémentaire au niveau des harmonies. Ce disque, d'une musicalité irréprochable, peut surprendre par son originalité mais il constitue l'une des toutes meilleures productions du duo Loggins & Messina.
🎸 James Taylor – Sweet Baby James (1970)
🇺🇸 Biographie (Français)
James Taylor, né en 1948 en Virginie, est l’une des voix majeures du folk rock américain et un pionnier du style "soft rock" intimiste. Après un premier album éponyme discret, il connaît un succès commercial et critique avec Sweet Baby James, son deuxième album sorti en 1970. Produit par Peter Asher, l’album mêle chansons mélodiques et textes introspectifs, où la voix douce et apaisante de Taylor se déploie sur des arrangements acoustiques subtils. Le titre phare, "Sweet Baby James", est une berceuse dédiée à son neveu, tandis que "Fire and Rain", un témoignage poignant sur ses luttes personnelles, devient un hymne intemporel. Cet album, aux sonorités folk chaleureuses, marque le début d’une carrière longue et influente, incarnant parfaitement l’ambiance musicale californienne de l’époque.
L'album qui a lancé un millier de chanteurs/compositeurs au grand coeur, Sweet Baby James peut éventuellement être considéré comme la première salve de la douce révolution du début des années 70. Réfugié sur le label Apple des Beatles, James Taylor décrocha un énorme succès commercial avec Sweet Baby James en mettant en avant sa guitare acoustique et son chant apaisant avec un accompagnement tranquille (notamment l'autre grande chanteuse/compositrice révolutionnaire Carole King au piano), et surtout grâce à ses compositions qui réunissent des influences folk, soul et rock. 'Fire And Rain' reste la chanson emblématique des débuts de James Taylor. Elle le propulsa dans le Top 10 et donna le ton à un son populaire des années 70.
🇺🇸 Biographie (English)
Born in 1948 in Virginia, James Taylor is a seminal figure in American folk rock and a pioneer of the intimate "soft rock" style. After a modest debut, he achieved major success with Sweet Baby James, his second album released in 1970. Produced by Peter Asher, the album features melodic songs and introspective lyrics, highlighted by Taylor’s gentle, soothing voice over delicate acoustic arrangements. The title track "Sweet Baby James" is a lullaby for his nephew, while "Fire and Rain" poignantly reflects his personal struggles and became an enduring anthem. This album, with its warm folk tones, launched a long and influential career and perfectly captured the Californian musical vibe of the era.
The album that launched a thousand singers / composers big heart, Sweet Baby James could possibly be considered the opening salvo of the sweet early revolution of the 70 refugee on the Apple label of the Beatles, James Taylor landed a huge commercial success with Sweet Baby James highlighting his acoustic guitar and singing with a soothing quiet accompaniment (including the other great singer / songwriter Carole King revolutionary piano), and especially thanks to his compositions that bring together folk influences, soul and rock. 'Fire And Rain' remains the emblematic song of James Taylor's debut. She steered it into the Top 10 and set the tone for a popular his 70s.
💿 Trackliste
Sweet Baby James
Country Road
Blossom
Suite for 20 G
Sunny Skies
Steamroller
Fire and Rain
You Can Close Your Eyes
Shed a Little Light
That’s All
🎸 Musiciens
James Taylor – chant, guitare acoustique, piano
Peter Asher – percussions, production
Danny Kortchmar – guitare électrique
Carole King – piano, chœurs
Russ Kunkel – batterie, percussions
Leland Sklar – basse
John London – basse (sur certains morceaux)
Clarence McDonald – piano
David Campbell – arrangements cordes
🏷️ Mots-clés SEO
James Taylor, Sweet Baby James, 1970, folk rock, soft rock, Fire and Rain, Peter Asher, Carole King, musique américaine, folk acoustique, Californie années 70, chanson mélodique, introspection, guitare acoustique
samedi 20 août 2016
🎸 Truth – Of Them and Other Tales (1969)
🇫🇷 Biographie
Truth, groupe britannique éphémère formé autour de Frank Aiello et Steve Jameson, livre avec Of Them and Other Talesun album resté longtemps inédit avant d’être exhumé par les passionnés de rock psychédélique. Initialement destiné à succéder aux Them de Van Morrison (d’où le titre), ce disque mélange rock bluesy, soul blanche et envolées psychédéliques typiques de la fin des sixties. Malgré sa production soignée, l’album ne verra pas le jour à l’époque, victime de problèmes contractuels. Sa redécouverte tardive le classe parmi les perles oubliées de 1969.
Un croisement entre Stephen Stills, Clear Light, Country Joe, Gene Clark, Grateful Dead et Hendrix. Truth délivre avec un folk-psych rock de grande qualité qui rivalise avec beaucoup d'autres formations de la fin des sixties. Beaucoup des inédits des années 60-70 choses qui ont finalement paru ont pu se révéler décevants et ainsi montrer pourquoi ils n'avaient pas été édités en premier lieu, mais ce Of Them and Other Tales est l'antithèse parfaite de cet a priori cynique.
🇬🇧 Biography
Truth, a short-lived British act fronted by Frank Aiello and Steve Jameson, recorded Of Them and Other Tales in 1969 with the intention of following in the footsteps of Them. The album, shelved for decades due to label complications, finally surfaced years later to critical praise from psych rock aficionados. It’s a heady brew of soulful vocals, bluesy guitar riffs, and moody, late-'60s psych vibes—elegant and evocative, a true “lost” classic of the era.
A cross between Stephen Stills, Clear Light, Country Joe, Gene Clark, Hendrix and the Grateful Dead. Truth delivers with a folk-psych rock quality that rivals many other formations of the late sixties. Many unpublished 60-70 years things have finally released could prove disappointing and thus show why they had not been published first, but Of Them and Other Tales is the antithesis of this a priori cynical.
💿 Trackliste
Can’t You Feel It
You Make Me
Walk a Mile
Your
Archimed’s Pad (Part 1)
Sueno Latino
Society’s Child
Who Do You Love
Why
Old Ma Brown
A Tale of a Well Hung Man
Archimed’s Pad (Part 2)
🎸 Musiciens
Frank Aiello – Chant
Steve Jameson – Chant, guitare
Autres musiciens de studio anonymes (guitares, basse, batterie, claviers)
Production : Terry Brown
🎧 Écoute en ligne
🎸 Murietta – Murietta (1971)
🇫🇷 Biographie (Français)
Formé aux États-Unis à la fin des années 60, Murietta sort un seul album éponyme en 1971 sur le label Cherry Red Records. Ce trio délivre un rock vivant inspiré du blues et du psychédélique West Coast, dans une production chaleureuse mais non-polished. La dynamique entre les guitares, le piano et la voix féminine crée une atmosphère intense, entre énergie roots et spleen mélodique
🇺🇸 Biographie (English)
Murietta was a US trio that released one self-titled LP in 1971 on Cherry Red Records. Their sound combines bluesy, West Coast rock with raw energy and deep grooves. The interplay between soulful female vocals, guitar riffs, and piano makes for an emotionally charged but authentic 1970s sonic snapshot .
📀 Trackliste
Face A
Mamaroneck Station – 3:33
The Dump – 2:52
Hanley’s Loop – 4:05
Beside Me – 6:45
Feelin’ All Right Jam – 3:24
Face B
6. Willie Brown – 3:03
7. Someday – 3:28
8. You Really Don’t Know – 2:33
9. Lord I’m Tryin – 3:33
10. The Second Song – 6:49
🎸 Musiciens
Steve Krieger – guitare, chant
Judi (Judy) Brown – chant
Kerry Morris – basse
Stan Govers – piano
Gary Saunders – batterie
🎧 Écoute en ligneVous pouvez écouter l’album complet ici :
🎸 Magic - Enclosed (1969)
Magic est un combo américain de Fort Lauderdale Floride, au son west coast psychédélique dans la veine de Crazy Horse, Quicksilver Messenger Service ou Buffalo Springfield. De solides compositions et un jeu de grande qualité font de ce groupe un sérieux prétendant à la célébrité. Hélas, Magic rejoint la liste des nombreuses formations obscures qui auraient mérité un avenir plus glorieux tels que White Witch , Epitaph , Geordie , et autres malheureux oubliés...
















